Amicale des Eleveurs de Passereaux (AEP)


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Informations générales sur les Bulbuls :


Famille : Pycnonotidés

Origine : Famille assez homogène, assez proche des Timaliidés, représentée en Afrique et en Asie par un nombre très important d'espèces.

Espèces : on dénombre 118 espèces de Bulbuls, réparties en 22 genres :
  • Spizixos (Blyth) : 2 espèces
  • Pycnonotus (Bole) : 36 espèces
  • Andropadus (Swainson) : 13 espèces
  • Calyptocichla (Oberholser) : 1 espèce
  • Baeopogon (Heine) : 2 espèces
  • Ixonotus (J. et E. Verreaux) : 1 espèce
  • Chlorocichla (Sharpe) : 6 espèces
  • Thescelocichla (Oberholser) : 1 espèce
  • Pyrrhurus (Cassin) : 1 espèce
  • Phyllastrephus (Swainson) : 17 espèces
  • Bleda (Bonaparte) : 3 espèces
  • Criniger (Temm) : 11 espèces
  • Acritillas (Oberholser) : 1 espèce
  • Setornis (Lesson) : 1 espèce
  • Tricholestes (Salvadori) : 1 espèce
  • Iole (Blyth) : 4 espèces
  • Ixos (Temminck) : 8 espèces
  • Thapsinillas (Oberholser) : 1 espèce
  • Microscelis (G. R. Gray) : 1 espèce
  • Hemixos (Blyth) : 1 espèce
  • Hypsipetes (Vigors) : 5 espèces
  • Cerasophila (Bingham) : 1 espèce

Leur taille moyenne se situe entre 15 à 30 cm. Les sexes sont semblables à première vue. Il faut observer attentivement le comportement amoureux des oiseaux ou avoir recours au sexage par ADN pour identifier mâles et femelles avec exactitude. Les espèces trouvées dans le commerce ces dernières années sont :
  1. Bulbul orphée (Pycnonotus jocosus) - Inde, sud-est asiatique, Indonésie. Une magnifique espèce bien connue des amateurs et assez facile à élever.
  2. Bulbul à ventre rouge (Pycnonotus cafer) - Inde et sud-est asiatique. Plumage plus modeste que le précédent (plumage brun écaillé, tête noire huppée, sous-caudales rouges), mais tout aussi intéressant du point de vue de l'élevage.
  3. Bulbul à oreillons blancs (Pycnonotus leucotis) - Sud de l'Iran, de l'Afghanistan et du Pakistan, jusqu'au nord-ouest de l'Inde. Elevage assez facile.
  4. Bulbul de Chine (Pycnonotus sinensis) - Chine, Vietnam, Taïwan. Plumage discret : tête brun foncé, gorge blanche, dos gris, dessous blanchâtre.
  5. Bulbul goiavier (Pycnonotus goiavier) - Sud-est asiatique et Indonésie. Espèce moins connue en élevage. Sourcils et gorge blancs, dessus de la tête, lores et bec brun foncé, ventre jaune.
  6. Bulbul à tête noire (Pycnonotus atriceps) - Sud-est asiatique et Indonésie. Bel oiseau vert à tête, rémiges et extrémité de la queue noires.
  7. Bulbul bimaculé (Pycnonotus bimaculatus) - Sumatra, Java, Bali. Espèce aux couleurs étonnantes : deux taches frontales orange vif sur un fond sombre. Peu courant.
  8. Bulbul cul-d'or (Pycnonotus aurigaster) - Chine, sud-est asiatique, Indonésie. Calotte et joues noires, dessus brun légèrement écaillé, ventre grisâtre, croupion blanchâtre, sous-caudales jaunes ou rouges suivant les sous-espèces.
  9. Bulbul à semi-collier (Spizixos semitorques) - Centre et sud de la Chine, Vietnam, Taïwan. Oiseau vert à tête noire et collier blanchâtre sur la gorge, avec un bec assez épais pour un insectivore.
  10. Bulbul marron (Hemixos castanonotus) - De l'Himalaya au sud-est asiatique et en Indonésie. Dessus châtain, gorge blanche, ventre gris pâle.
  11. Bulbul noir (Hypsipetes leucocephalus) - Inde, Himalaya, sud-est asiatique. Bel oiseau noir brillant avec un bec rouge vif. Il existe des sous-espèces à tête et/ou poitrine blanches.


Logement :
A l'identique de beaucoup d'espèces, pour loger temporairement deux oiseaux durant quelques mois (acclimatation ou hivernage), une cage de 1 m de longueur, 40 cm de hauteur et 30 cm de profondeur suffit.
Leur logement habituel et de façon impérative est néanmoins la volière (2 m x 2 m x 1 m au minimum), de préférence plantée. Le Bulbul a besoin d'une belle volière pour s'épanouir pleinement. Il n'est pas prudent, voire impossible de faire cohabiter les Bulbuls. Les mâles ont tendance à se chamailler sérieusement. Il est conseillé de prévoir un abri chauffé à 10°C minimum aux oiseaux en hiver. En très grande volière extérieure ils peuvent supporter des températures plus basses.

Alimentation :
Les Bulbuls sont classés "omnivores à tendance frugivore", certaines espèces étant plus insectivores et d'autres plus nectarivores. Il est donc recommandé de leur fournir des aliments très variés auxquels ils goûteront avec curiosité : insectes vivants (vers de farine, vers buffalo, asticots, pinkies, teignes de ruche, petits grillons...), pâtée insectivore de bonne qualité (ex : Orlux, Bevo, Claus...), fruits frais (pomme, poire, orange, clémentine, raisin, cerise, baies diverses..), La nourriture vivante est appréciée tout au long de l'année pour l'entretien de ces oiseaux. Elle sert aussi à les mettre en condition de reproduction au printemps en augmentant la quantité et les variétés.
Durant l'élevage de leur progéniture, les insectes sont nécessaires chaque jour, en fractionnant si possible les apports à différents moments de la journée. Les Bulbuls consomment aussi des granulés pour insectivores (Nutribird Uni Komplet ou T16 pour les plus gros), quelques graines pour oiseaux exotiques s'ils en ont la possibilité, ainsi que des minéraux (grit, os de seiche, coquille d'huître), particulièrement quand la femelle s'apprête à pondre.


Problèmes fréquents :
Les Bulbuls sont des oiseaux assez solides quand on les entretient convenablement. Néanmoins, il faut garder à l'esprit que ce sont des oiseaux assez territoriaux et donc parfois agressifs en période de reproduction, ce qui peut même se produire à l'intérieur d'un couple. On peut s'attendre également à ce que les espèces asiatiques s'adaptent mieux à nos hivers que les espèces africaines. Pour ces dernières, une acclimatation soignée ne doit pas être négligée.
Lors de la reproduction, les parents peuvent être porteurs sains d'entérobactéries qui terrassent les jeunes oiseaux peu après la sortie du nid. En 2004, un membre de l'AEP a perdu 10 jeunes sur 12 vraisemblablement pour cette raison (seuls deux jeunes de la première nichée ont été sevrés). Le vétérinaire peut, dans un tel cas, prescrire un antibiotique adapté, après avoir analysé les fientes des oiseaux malades.

Texte d'Alice Maurisot et Pierre Nectoux



Dernière mise à jour le 25 avril 2006



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