Amicale des Eleveurs de Passereaux (AEP)


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Groupe de travail

Informations générales sur les Souimangas :


Ordre : Passériformes

Famille : Nectariniidés (Nectariniidae) - 124 espèces

Espèces :
Genre Anthreptes : 20 espèces
Genre Hypogramma : 1 espèce
Genre Nectarinia : 80 espèces
Genre Aethopyga : 14 espèces
Genre Arachnothera : 10 espèces


Voici quelques-unes des espèces les plus fréquemment rencontrées ces dernières années :
  1. Le Souimanga à longue queue (Nectarinia pulchella) - De l'ouest à l'est de l'Afrique
  2. Le Souimanga cuivré (Nectarinia cuprea) - Du Sénégal à l'Afrique du Sud
  3. Le Souimanga à tête verte (Nectarinia verticalis) - Du Sénégal à la Zambie
  4. Le Souimanga éclatant (Nectarinia coccinigastra) - Ouest et centre de l'Afrique
  5. Le Souimanga malachite (Nectarinia famosa) - Soudan, Ethiopie, Erythrée, jusqu'en Afrique du Sud


Généralités :
Le Souimanga tient dans l'Ancien Monde la place qu'occupe le Colibri en Amérique.
Il appartient (sauf rares exceptions) à la famille typique des petits oiseaux butineurs qui sont pourvus d'une longue langue hautement spécialisée, leur permettant de lécher le nectar, et d'un bec effilé et courbé apte à inspecter les corolles des fleurs pour capturer les insectes rencontrés dans ces dernières.
Les Souimangas qui se nourrissent essentiellement d'insectes sont reconnaissables à la forme de leur bec qui est moins effilé et plus droit.
La quasi-totalité des mâles ont des couleurs brillantes, métallisées... qui les rapprochent, pour les éleveurs non initiés, des Colibris.
Les exemples les plus significatifs sont le Souimanga à longue queue (Nectarinia pulchella) et le Souimanga de Gould (Aethopyga gouldiae).
Dans pratiquement tous les cas, la femelle est beaucoup plus terne et particulièrement difficile à identifier.

 Logement :
La volière individuelle généreusement plantée est fort appréciée par cet oiseau. Les nids peu soignés sont généralement suspendus à un rameau (donc pas dissimulés). En forme de sphère étirée, fermée avec une entrée latérale qui laisse pendre des « barbes » permettant ainsi aux parents de se pendre pendant la distribution de la nourriture aux jeunes, ils sont édifiés à l'aide de feutre végétal (duvet, fibres de noix de coco et fils de toiles d'araignées).

Alimentation :
Elle n'a absolument rien de compliqué et se rapproche beaucoup de celle distribuée aux nectarivores : nectar, quatre-quarts imbibé de nectar, drosophiles et fruits doux.

Problèmes fréquents :
Les chamailleries entre Souimangas importés d'Afrique, allant parfois jusqu'à la mort de l'un des deux protagonistes, représentent le plus gros problème.
Pour pouvoir espérer de la reproduction, il est donc fortement conseillé d'installer un seul couple de Souimangas par volière.
Un autre problème non négligeable est celui de l'identification des femelles, qui rend particulièrement complexe la formation de couples réels.
Enfin, pour un œil non averti, le plumage à riches reflets métalliques des mâles devient plus terne une partie de l'année, ce qui les fait ressembler aux femelles... avec tous les risques d'erreur que l'on peut imaginer.

Texte de Pierre Nectoux



Dernière mise à jour le 4 novembre 2005



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